La dyspraxie verbale

La dyspraxie verbale

la dyspraxie verbale

Depuis sa naissance et durant les quelques années qui suivent,  un enfant acquiert petit-à-petit différentes capacités : la motricité fine, marcher, se nourrir et parler. Toutefois, il peut arriver que ce petit être connaisse certaines difficultés pour des raisons génétiques ou autres. La dyspraxie verbale est un trouble du développement du langage dont la véritable cause n’est pas encore connue à ce jour. Un diagnostic réalisé à temps permet de faire une prise en charge précoce.

Définition de la dyspraxie verbale

La dyspraxie verbale est le fait pour un enfant d’avoir des problèmes dans la formulation des mots, des syllabes et à dire les sons. Contrairement à d’autres troubles, la dyspraxie verbale n’est pas due à une faiblesse musculaire ou à une paralysie.

Parler nécessite la coordination de différents mouvements des cordes vocales, des lèvres et de la langue. Un enfant dyspraxique a du mal à gérer ces mouvements et ce, même s’il sait ce qu’il veut dire. Pour être plus précis, c’est son cerveau qui ne parvient pas à coordonner ces mouvements musculaires.

Manifestations de la dyspraxie verbale

Il y a différentes manières pour détecter la dyspraxie verbale. L’enfant peut déployer un effort important pour la prononciation des sons. Un enfant dyspraxique fait aussi des pauses entre 2 syllabes. A part cela, l’entourage a des difficultés sérieuses à comprendre ce qu’il dit.

Avant l’âge de 3 ans, un enfant apprend encore à parler correctement. Néanmoins, certains signes peuvent être révélateurs d’une dyspraxie verbale. Parmi ces signes, nous pouvons citer le retard dans la production de ses premiers mots. Il y a aussi les difficultés à s’alimenter.

Au fil des mois suivant sa naissance, un bébé peut déjà présenter les prémices d’une dyspraxie verbale. Entre 10 et 15 mois, un enfant devrait babiller. En outre, le fait qu’un bébé de cet âge s’étouffe souvent peut révéler une future dyspraxie verbale.

Le diagnostic et le suivi en orthophonie

Si les parents ont des doutes sur le développement du langage de leur enfant avant ses 3 ans, ils peuvent d’ores et déjà consulter un orthophoniste. Si le diagnostic est réalisé un peu plus tard, il n’y a pas de soucis puisque l’orthophoniste peut toujours procéder à l’évaluation, à l’observation et à l’accompagnement de l’enfant dyspraxique.

Si la consultation a lieu avant les 3 ans de l’enfant, l’orthophoniste peut simplement émettre l’hypothèse de la dyspraxie verbale s’il y a lieu. Après cet âge, le jeune patient peut présenter certains signes de ce trouble sans que cela ne soit trop inquiétant. Si les troubles de la parole sont dus à un problème dentaire comme la gingivite, mieux vaut consulter un dentiste d’abord.

Dans tous les cas, si le diagnostic est confirmé suite à l’évaluation, il faut poursuivre le suivi. L’orthophoniste est à même de déterminer la démarche à suivre pour prendre en charge la dyspraxie verbale. D’ailleurs, les méthodes sont multiples et peuvent être combinées les unes aux autres.

Pour que la prise en charge soit efficace, il faut que les exercices en orthophonie soient réalisés le plus fréquemment possible. Cette fréquence est parfois même plus importante que la longueur des séances. En effet, plus les mouvements pour produire les sons sont pratiqués, plus ils deviendront automatiques pour l’enfant.

Emilie Fournier

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